Bonjour, j’espère que vous allez bien, et très bien même. Dans l’article précédent, je vous ai parlé des ajustements de base dans une expérience relationnelle désagréable. Je vous ai rappelé que l’attitude de base pour maintenir son calme et sa paix intérieure est de respirer en conscience, au plus bas de l’abdomen, en adoptant une respiration pelvienne. Respirer est le principal ajustement dans la relation avec soi et avec l’autre.
La suite serait d’écouter l’autre activement, en s’autorisant à poser des questions si nécessaire, pour clarifier ce qui a été dit et compris. Mais après cela, il est capital et juste de s’écouter soi-même, de sentir l’ambiance intérieure, accueillir et goûter ses sensations et sentiments. J’ai aussi évoqué la force des accords Toltèques de Don Miguel RUIZ, dans ce cas-là pour ajuster sa position intérieure.
Enfin, quand on décide de se manifester, on peut moduler sa réaction avec la méthode PENSE. Même si dans cette façon de penser, il n’est pas facile de cocher toutes les cases et de répondre oui à tous ces critères.

Vers une communication respectueuse de soi et de l’autre
Aujourd’hui nous allons poser les bases d’une communication respectueuse de soi et de l’autre. Alors que faire quand nous sommes confrontés à une expérience relationnelle désagréable et que nous avons utilisé les outils de base, respirer, écouter/clarifier, respirer encore, réguler ses émotions, accueillir ses ressentis. D’abord, vous pouvez toujours décider de mettre fin à l’échange, tout simplement. C’est une mise à l’abri, une façon de se protéger si l’on n’est pas prêt ou prête à aller jusqu’à une confrontation ou l’expression claire et juste de soi. Cela vous demandera certainement de fournir plus tard un travail personnel de digestion émotionnelle. Bien sûr, vous pouvez aussi décider de poursuivre l’échange, plus fort-forte de votre ancrage. Comment faire?
Deux approches possibles parmi d’autres
La première, c’est la communication de base. On dit à l’autre « Tu es… », « Tu me fais… », « A cause de toi, … ». En fait, on fait prendre à l’autre, peut-être à juste titre, la responsabilité de cette expérience désagréable. On utilise les « TU » accusateurs. C’est bien sûr une méthode radicale qui peut avoir des conséquences très différentes. En voici trois.
- L’autre se sent agressé-e et vous répond sur le même ton. C’est comme un dialogue de sourds qui se crient dessus et s’échauffent…
- Il est possible que l’autre prenne conscience de sa part d’agressivité, de négligence, il me semble que c’est plutôt rare.
- Enfin,votre relation peut devenir caduque à la suite d’un tel échange. C’est peut-être ce que vous souhaitiez mais ce n’est pas une attitude écologique qui prend soin de l’avenir (dont on ne sait pas grand chose). De plus, cela nous charge émotionnellement d’incompréhension, d’injustice, de culpabilité, etc .
Cette méthode porte en elle des aspects faibles et négatifs comme le Jugement, l’Interprétation, la Comparaison et le Déni de responsabilité. Comment les moduler? En ajustant votre réponse.

Avec plus de conscience et de respect, ajuster sa réaction
Voyons maintenant la 2ème approche. Appelons-la communication bienveillante. » Vous avez identifié vos émotions et vos ressentis. Alors exprimez-les en évitant les “tu” accusateurs, en privilégiant les “je ressens » et puis en partageant vos besoins. Mais en premier lieu, partez de ce que vous avez observé et qui vous a dérangé ou mis mal à l’aise.
Exemple : « Je remarque que quand nous nous sommes croisés tout à l’heure, tu m’as à peine dit bonjour, tu ne m’as pas demandé de mes nouvelles. Et puis sans transition tu m’as parlé de tes problèmes et de toutes ces personnes autour de toi qui s’en moquent. » (Vous avez observé des faits et vous les décrivez ) « Quand tu me parles de cette façon, ce que je ressens, c’est de la culpabilité, c’est du mépris, c’est de la manipulation, etc. » ( Vous exprimez vos émotions, sentiments, sensations). « J’aimerais (j’aurais besoin) de douceur, d’amabilité, de gentillesse, car je ne suis pas responsable après tout de tes problèmes. Moi aussi, je peux avoir des problèmes… » ( Vous exprimez vos besoins et éventuellement une demande).
Alors, et vous?
Qu’en pensez-vous? Quelle est votre réaction de base face à une expérience relationnelle désagréable? Préférez vous la Fuite, l’Évitement (mise en sûreté) assortis de ruminations ? Choisissez vous la communication de base (confrontation) entraînant culpabilité et colère ? Ou ajustez vous votre réaction dans une communication bienveillante avec satisfaction de vous être exprimé-e?
Merci pour votre lecture. Répondez moi si vous en avez l’envie. Je vous lirai avec plaisir.

