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Accueillir vos émotions (2/2) ou l’art de les digérer

L'amour, une onde douce et conforme à nos valeurs essentielles

Digérer les émotions

Dans le premier volet, nous avons exploré les émotions dites “fondamentales”.
Aujourd’hui, nous allons plus loin, vers celles qui touchent à la relation, à la découverte et à la conscience de soi.
Quelles émotions façonnent votre manière d’aimer, de créer, de vous relier au monde.
Les émotions et le corps interagissent au service de notre être.

L'amour, une onde douce et conforme à nos valeurs essentielles

L’Amour, une vague douce, conforme à nos valeurs humaines

L’amour répond au besoin universel d’ouverture et de lien.
Dans le corps, sa présence active le réchauffement, la détente, la sensation d’unité.
Mais dans notre société où prolifèrent des nuées d’images, l’amour se confond souvent avec le manque. Il engendre vite de la frustration.

Comment rester connecté-e à son être ?

Posez réellement ou juste en imagination, une main sur le coeur, l’autre sous le ventre. Respirez dans le cœur, sentez la chaleur descendre dans le ventre.
Reliez en pensée, les deux par vos mains.
L’amour véritable circule, il ne saisit pas : il relie tout ce qui vit.

La Curiosité, le regard vivant

La curiosité naît du besoin d’explorer, de comprendre, d’apprendre.
Elle est le moteur de la présence et de l’ouverture.
Dans un monde saturé d’informations, elle devient vite superficielle.

Comment rester connecté-e à son être ?

Ramenez-la, vivez-la dans le corps : ouvrez grand les yeux, respirez vers l’avant, tapotez avec la pulpe des doigts, le front et les joues, le crâne. Vous réveillerez votre esprit. Puis frottez votre nuque.
Chaque inspiration est une porte vers l’émerveillement.

La surprise, un sursaut dans la vie

La Surprise, un sursaut dans la vie

La surprise apparaît et le ronronnement s’interrompt. Elle nous ouvre à la nouveauté.
Nos routines la redoutent, pourtant elle réveille la créativité.
Quand elle survient, laissez le souffle revenir naturellement.
Respirez trois fois profondément, tapotez la nuque et le sternum.
La surprise et son intégration sont comme une réinitialisation naturelle du système nerveux.

La Honte, redressez-vous doucement

La honte surgit quand vous sentez que votre élan naturel et ce que vous êtes ont été jugés.
Cette émotion puissante vous pousse à vouloir vous cacher. D’ailleurs, la poitrine se contracte et se noue le ventre. Le sang se fige. Le sol nous attire où nous voudrions disparaître.

Comment rester connecté-e à son être ?

Redressez le dos lentement, et respirez dans le cœur jusqu’à sentir votre poitrine de nouveau s’ouvrir.
Massez le sternum avec tendresse.
La honte se dissout dans la bienveillance envers soi.

Le Désir, étincelle et mouvement de vie

Le désir est l’énergie même du vivant, de la vie, du mouvement.
Il exprime notre besoin d’expansion, de création, de contact.
Mais il peut devenir souffrant quand il s’attache plus à l’objet désiré qu’à l’élan.

Comment rester connecté-e à son être ?

Pour protéger le lien avec l’élan vital que souffle le désir, respirez dans le bas-ventre jusqu’à sentir nettement votre bassin. Puis, laissez la chaleur monter jusqu’au cœur.
Massez le bas-ventre : le souffle de créativité parcourt tout votre être.

La culpabilité, un poids au plexus et un écrasement moral

La Culpabilité, un poids au plexus et un écrasement moral

La culpabilité apparaît quand vous sentez avoir trahi une valeur. Un poids au plexus apparait et s’installe durablement. Vous pouvez vous sentir écrasé-e par une conscience morale.
La culpabilité peut vous guider vers la réparation… ou vous enfermer durablement dans la rumination.

Comment rester connecté-e à son être ?

Pour vous libérer de ce poids, respirez profondément dans le ventre, puis expirez en resserrant le bas-ventre et en relâchant le plexus. Le résultat ne sera pas instantané ni magique, cela demandera de la patience et de la bienveillance pour vous-même.
Tapotez doucement cette zone.
Remerciez cette émotion de vous rappeler ce qui est juste.

Le dégoût — Rejet viscéral et besoin de distance

Le dégoût apparaît comme une réaction immédiate et instinctive.
Il contracte la gorge, tord l’estomac, crispe la mâchoire et peut parfois provoquer une sensation de nausée. C’est une émotion rapide, presque réflexe : votre corps dit “non” avant même que votre pensée n’ait le temps d’interpréter la situation.
Le dégoût protège votre intégrité, physique comme émotionnelle. Il vous alerte lorsqu’une limite est franchie — dans une relation, une situation ou un environnement.

Comment rester connecté-e à son être ?

Reconnaissez votre besoin d’éloignement, sans jugement et sans vous forcer à rester dans ce qui vous incommode. Le dégoût n’est pas un caprice : c’est un signal de préservation.

Laisser circuler :
Inspirez profondément par le nez, puis soufflez longuement par la bouche en écartant légèrement les bras, comme pour recréer de l’espace autour de vous. Laissez le corps retrouver son amplitude.

Massez doucement les côtés du cou et les mâchoires pour relâcher la tension : ces zones réagissent en premier lorsque le corps “rejette”. Cette détente aide à rétablir la clarté intérieure .

Quand les émotions ne sont pas vécues…

Les émotions ne sont vécues quand elles n’émergent pas dans notre conscience. Alors, elles s’impriment dans les tissus, s’enfouissent dans le ventre, entravent le souffle.
Elles deviennent fatigue, tension, digestion difficile, confusion mentale.
Les vivre, c’est retrouver le flux naturel du vivant en soi.

“Le corps ne ment jamais. Ce que l’esprit nie, il le garde en mémoire.”

Invitation à la clarté

Je vous accompagne à transformer ces émotions en énergie de vie,
par le toucher conscient du Chi Nei Tsang et l’écoute ajustée de la Gestalt.
Ces deux chemins complémentaires vous conduiront vers la clarté et la vitalité.

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