« Il y a peut-être quelque chose en toi, là maintenant : une émotion légère, un tiraillement, une question.
Si tu lui faisais un peu de place, sans rien chercher à réparer, sans juger… Il suffirait de la sentir, de la localiser et d’imaginer qu’elle est entourée d’une couche de vide, d’espace, et puis de respirer une paire de fois dans cet interstice. Allez, fais l’expérience avant d’en penser quelque chose ! »

Je vous partage un fichier audio à la fin de cet article.
Pourquoi accueillir ses émotions ?
Accueillir ses émotions n’a rien à voir avec “être gentil avec soi-même”.
C’est avant tout une manière de rétablir une circulation intérieure, une vivance.
Une émotion est un mouvement vivant du corps et du psychisme.
Elle apparaît parce que quelque chose en nous a été touché et demande à s’exprimer…
Lorsqu’une émotion peut être ressentie, reconnue et traversée, elle a un rôle à jouer :
elle nous informe, elle nous incite à nous mobiliser, elle nous transforme.
Mais lorsqu’elle est :
- combattue,
- minimisée,
- intellectualisée,
- retenue,
- honteuse,
- ignorée,
- ou jugée dangereuse,
alors elle ne sort pas et ne disparaît pas. Elle est enterrée vivante.
Une émotion est vivante
Quand nous la reconnaissons pas, elle reste souvent active sous d’autres formes :
- tension chronique,
- agitation mentale,
- anxiété,
- fatigue,
- irritabilité,
- hypercontrôle,
- fermeture relationnelle,
- perte d’élan,
- dissociation corporelle.
Accueillir, ce n’est pas “se laisser envahir”
C’est une confusion fréquente. Accueillir une émotion ne signifie pas s’y noyer, perdre le contrôle, dramatiser ou tout exprimer sans filtre.
Accueillir, c’est créer assez d’espace pour ressentir sans devoir immédiatement fuir ou réagir.
Une émotion accueillie devient souvent une information, une direction, une clarification de soi.
Par exemple :
- la colère peut révéler une limite non respectée,
- la tristesse peut indiquer une perte ou un besoin de lien,
- la peur peut montrer une insécurité réelle,
- la joie peut signaler un ajustement juste.
Elle cesse dés lors d’être un problème à éliminer. Elle devient un langage.

L’émotion dans le corps
Le corps est souvent plus honnête que le mental.
Une émotion non accueillie continue souvent à vivre :
- dans le ventre,
- le plexus solaire,
- la gorge,
- la poitrine,
- les mâchoires,
- le souffle,
- la nuque,
- les épaules,
- le dos.
Peut-être que le vrai enjeu est là
Accueillir tes émotions, c’est comprendre que tu n’es pas cette émotion, mais que tu es l’espace qui la contient.
Quelle place je laisse à la vie dans ma vie ?
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