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Apprendre à tolérer la frustration

Apprendre à tolérer la frustration, c’est aussi accepter l’incertitude. Découvrez pourquoi ne pas obtenir une réponse immédiate peut parfois nous aider.

Apprendre à tolérer la frustration : faut-il toujours une réponse immédiate ?

Dès qu’une question nous préoccupe, nous cherchons la réponse.

Un doute apparaît ? Nous vérifions.

Une conversation nous inquiète ? Nous pouvons désormais demander immédiatement à une intelligence artificielle de nous aider à l’analyser.

Cette disponibilité est précieuse. Mais obtenir immédiatement une réponse est-il toujours souhaitable ?

La frustration peut avoir une fonction

Imaginons que j’envoie un message important à quelqu’un. Il me répond simplement : « OK. »

Je commence à m’interroger : Est-il contrarié ? Ai-je dit quelque chose qu’il ne fallait pas ?

Je peux demander à une IA d’analyser la situation. Elle m’expliquera qu’un « OK » peut avoir de nombreuses significations et qu’il est impossible de savoir ce que pense mon interlocuteur.

Je suis rassuré.

Jusqu’au prochain doute.

Un mécanisme peut progressivement s’installer :

tolérer la frustration fait partie de la relation

Et le besoin compulsif de réassurance nourrit l’angoisse.

Le problème n’est pas l’utilisation de l‘IA. Celle-ci peut au contraire nous aider à prendre du recul.

Le risque apparaît lorsque nous n’arrivons plus à rester quelque temps avec une question sans chercher immédiatement une réponse.

Supporter de ne pas savoir

Une partie du travail psychologique consiste justement à développer cette capacité.

Je ne sais pas exactement ce que l’autre pense.

Je ne comprends pas encore complètement ce que je ressens.

Je ne sais pas quelle décision prendre.

Et pendant quelque temps, je peux ne pas savoir.

La frustration et l’incertitude ne sont alors plus seulement des sensations désagréables dont il faudrait se débarrasser.

Elles deviennent une expérience à traverser.

Que se passe-t-il en moi lorsque je n’obtiens pas immédiatement de réponse ?

De l’inquiétude ? De la colère ? Une peur d’être rejeté ? Un sentiment de solitude ? L’envie d’être rassuré ?

La frustration devient alors une information sur moi-même.

Et si la disponibilité limitée du thérapeute avait aussi une fonction ?

Une intelligence artificielle peut être disponible à 23 heures, le dimanche matin ou quelques minutes après une dispute.

Un thérapeute ne l’est pas en permanence. Sa disponibilité est limitée aux séances.

Cela pourrait sembler être un désavantage. Et pourtant… Se pourrait-il que l’intervalle entre deux rencontres puisse aussi faire partie du travail :

tolérer la frustration pour vivre un processus naturel

Entre deux séances, je dois parfois attendre, ressentir, chercher mes propres ressources internes ou me tourner vers d’autres personnes.

Cela ressemble finalement beaucoup à la vie relationnelle.

L’autre existe indépendamment de moi. Il n’est pas toujours disponible au moment où je le souhaiterais.

IA ou thérapeute ?

La question n’est probablement pas de choisir entre les deux.

L’IA peut constituer un formidable outil pour réfléchir, mettre des mots sur une expérience et prendre du recul.

La relation thérapeutique introduit autre chose : la présence, mais aussi l’absence et la limite d’un autre humain.

À l’époque de la réponse immédiate, apprendre à gérer la frustration consiste peut-être aussi à retrouver une capacité très simple :

laisser certaines questions ouvertes et découvrir ce qui se passe en nous lorsque, pour l’instant, nous ne savons pas.

tolérer la frustration pour déclencher sa créativité

Dans le cadre de mon accompagnement, je vous propose la Gestalt Thérapie.

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